Les plafonds de chiffre d'affaires sont le cœur du régime de la micro-entreprise : tant que vous restez en dessous, vous profitez d'une comptabilité ultra-simplifiée et de cotisations calculées directement sur votre chiffre d'affaires. Bonne nouvelle pour 2026 : ces seuils ont été revalorisés. Voici tout ce qu'il faut savoir pour piloter votre activité sans mauvaise surprise.
Les nouveaux plafonds 2026-2028
Les plafonds de la micro-entreprise sont réévalués tous les trois ans. Pour la période 2026-2028, ils augmentent nettement :
| Type d'activité | Plafond 2026-2028 | Ancien plafond |
|---|---|---|
| Vente de marchandises, restauration, hébergement (BIC) | 203 100 € | 188 700 € |
| Prestations de services et professions libérales (BIC / BNC) | 83 600 € | 77 700 € |
| Location de meublés de tourisme non classés | 15 000 € | 15 000 € |
Ces montants s'apprécient en chiffre d'affaires hors taxes encaissé sur une année civile complète. Point crucial souvent mal compris : c'est la date d'encaissement qui compte, pas la date de facture. Une facture émise en décembre 2026 mais payée en janvier 2027 entre dans le CA de 2027.
Le cas de l'activité mixte
Si vous cumulez vente et prestations de services dans la même micro-entreprise, les plafonds ne s'additionnent pas. Deux règles s'appliquent en même temps : votre chiffre d'affaires global ne doit pas dépasser 203 100 €, et la part « prestations de services » ne doit pas dépasser 83 600 € à l'intérieur de ce total.
Première année : le prorata
Si vous créez votre micro-entreprise en cours d'année, le plafond est proratisé selon votre nombre de jours d'activité :
Cette règle évite de « sortir du régime » dès la première année à cause d'un seuil annuel calculé sur 12 mois.
Que se passe-t-il en cas de dépassement ?
Pas de panique : un dépassement ponctuel sur une seule année n'entraîne aucune conséquence. Vous restez en micro-entreprise l'année suivante. C'est seulement après deux années civiles consécutives au-dessus du plafond que vous basculez, au 1er janvier suivant, vers un régime réel :
- régime réel d'imposition (BIC) pour les activités commerciales et artisanales ;
- régime de la déclaration contrôlée (BNC) pour les activités libérales.
Ces régimes impliquent une comptabilité plus lourde (bilan, compte de résultat, parfois expert-comptable). Si votre CA grimpe et frôle les seuils, c'est le bon moment pour réfléchir à un changement de statut (EI au réel, EURL, SASU).
Ne confondez pas plafond micro et seuil de TVA
C'est l'erreur la plus fréquente. Les plafonds ci-dessus déterminent si vous restez en micro-entreprise. Les seuils de franchise en base de TVA (85 000 € / 37 500 € en 2026) déterminent si vous devez facturer la TVA. Les deux sont totalement indépendants : vous pouvez parfaitement devenir redevable de la TVA tout en restant micro-entrepreneur.
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Le vrai risque n'est pas le dépassement lui-même, mais de ne pas le voir venir. Suivre son chiffre d'affaires encaissé en temps réel, savoir à quel pourcentage du seuil on se situe et anticiper la bascule TVA fait gagner un temps précieux — et évite les régularisations douloureuses. C'est exactement ce que Fasty Compta automatise : chaque encaissement met à jour vos compteurs et vous alerte avant d'atteindre une limite.
Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil fiscal, juridique ou comptable personnalisé. Les montants, taux et seuils évoluent : vérifiez l'information sur les sites officiels (urssaf.fr, impots.gouv.fr, service-public.fr) ou auprès d'un professionnel. Fasty Compta est un outil d'aide ; vous restez responsable de vos déclarations.